C’est officiel : Ubisoft lance sa nouvelle filiale jeux vidéo pour 4 milliards d’euros ! Une entité qui regroupera 6 studios de la firme française, ainsi que les licences Assassin’s Creed, Far Cry et Tom Clancy’s Rainbow Six. Le géant Chinois du jeu vidéo Tencent investit 1,13 milliard d’euros dedans, soit plus de 25 % ! Un nouveau départ pour permettre à Ubi de retrouver sa légendaire French touch (Rayman) à l’approche de la Switch 2 ?
Sommaire :
Ubisoft créé sa nouvelle filiale pour 4 milliards d’euros, Tencent investit plus de 25 % dedans !
Les Leaks Ubisoft étaient fondés : Ubisoft créé une nouvelle filiale, aidé par le géant chinois du jeu vidéo Tencent qui investit plus de 25 % dans le projet de la firme française. Le partenariat se devait d’être dissuasif pour que le numéro un du jeu vidéo investisse autant.
Ubisoft a négocié plusieurs conditions, dont les plus convaincantes (bankables) sont :
- La présence des licences majeures Ubisoft Assassin’s Creed, Far Cry et Tom Clancy’s Rainbow Six
- Les studios Ubisoft Barcelone, Ubisoft Québec, Ubisoft Montréal, Ubisoft Saguenay, Ubisoft Sherbrooke et Ubisoft Sofia
Ce qui a conduit Tencent à investir 1,13 milliard d’euros dans le projet, soit plus de 25 % de financement. Avec très certainement des places au siège d’Ubisoft, pour pouvoir avoir plus de poids dans la prise de décisions stratégiques au sein des studios et des trois licences incluses dans le deal.
Nouvelle filiale d’Ubisoft : Yves Guillemot s’exprime
L’officialisation permet au PDG français d’Ubisoft Yves Guillemot de pouvoir s’exprimer à propos de la création de la nouvelle filiale de l’entreprise et de la prise de participation de Tencent :
Cette décision marquera une étape importante dans l’histoire d’Ubisoft…
Cet accord historique est avant tout une reconnaissance du travail extraordinaire que vous accomplissez depuis des années : la valeur de ces trois marques reflète directement votre talent et vos efforts individuels et collectifs, qui nous ont permis de créer ces franchises chères à notre cœur.
L’investissement de Tencent donne à l’entreprise les moyens d’accélérer les changements dont nous discutons depuis plusieurs mois au sein du groupe. Des changements que beaucoup d’entre vous attendaient avec impatience, comme le révèle l’enquête Ubisoft XP.
Source : courrier interne Ubisoft, Yves Guillemot
Réorganisation majeure d’Ubisoft grâce au renforcement du capital grâce au numéro un du jeu vidéo, le Chinois Tencent
Ubisoft signe un accord majeur pour tenter d’extirper l’entreprise des zones de turbulence, notamment grâce à l’intervention du numéro un du jeu vidéo : la firme chinoise Tencent. Cette dernière investit massivement dans les entreprises de jeux vidéo, comme dans Nintendo.
La finalisation de la transaction est officiellement prévue pour la fin d’année 2025 et engagera les deux parties pendant cinq ans pour les actions en bourse de la nouvelle filiale Ubisoft.
Cette nouvelle filiale se concentrera sur le développement d’écosystèmes de jeux conçus pour devenir de véritables franchises multiplateformes pérennes. Grâce à des investissements plus importants et des capacités créatives accrues, elle continuera d’améliorer la qualité des expériences narratives en solo. Développera les offres multijoueurs en augmentant la fréquence de publication de contenu, introduira des points de contact free-to-play et intégrera davantage de fonctions sociales.
Source : Ubisoft
Ubisoft – Tencent : un partenaire de confiance historique de la firme française
Peu de journalistes ou de joueurs se souviennent du coup de pression de l’imbuvable Jean-Marie Messier et de Vivendi Groupe sur Ubisoft. Mais ce dernier était connu pour être un fossoyeur de sociétés (optimiser, licencier, revendre ou fermer) et aurait scellé l’avenir d’Ubisoft…
Après presque trois ans d’incertitudes, de luttes acharnées : Yves Guillemot avait réussi à nous faire le scénario du pot de terre contre le pot de fer et gagner face à J.M. Messier – Vivendi (groupe Bolloré).
Ubisoft – Tencent : un bras de fer qui tordra le bras au groupe Bolloré (Vivendi Groupe) et à Jean-Marie Messier
En cédant plus de 27 % du capital, Yves Guillemot aura joué une sacrée partie d’échecs : avec 5 % acquis par Tencent et 3,4 % par les fonds de pension canadien Ontario Teachers’ Pension Plan : l’Actionnariat de Vivendi se stoperra net. En revanche, Gameloft (fondé par Michel Guillemot) n’aura pas eu la même chance : l’entreprise leader en jeux mobiles avait été rachetée par la firme de Jean-Marie Messier dans la foulée…
Ce rachat stratégique qui aura permis de garder l’âme d’Ubisoft et de continuer à développer ses jeux vidéo plus sereinement. Tencent est de ce fait un partenaire historique et de confiance de la firme française, qui a toujours cru en l’entreprise. En revanche, la succession de fautes professionnelles de hauts dirigeants a bouleversé la sérénité de l’entreprise. Mais a aussi entamé la confiance des joueurs n’ayant pas été écoutés, tant les erreurs grossières se sont enchaînées et l’ADN d’Ubisoft a été modifié.
Tencent n’est donc plus tout à fait dans la même situation et aura toute son attention portée sur les prochaines décisions à venir…
Ubisoft, création de nouvelle filiale, réorganisation : revenir aux fondamentaux ou périr
Tencent sauve deux fois Ubisoft d’une situation relativement compliquée, mais sera d’autant plus vigilant. Et aura plus de sièges au Conseil d’Administration et donc son mot à dire, avec un peu plus de 25 % de financement de la prochaine filiale d’Ubisoft…
Tencent, sauve de nouveau Ubisoft, mais plus à n’importe quel prix
Cette réorganisation doit être saisie à sa juste mesure par les leaders d’Ubisoft : qui doit absolument opérer un sacré tri au sein de sa firme. À commencer par certains hauts dirigeants ayant presque fait couler la firme, en cédant aux lobbies US dans certains de ses studios, au DEI et toutes les dérives forcées par une minorité (dont certains développeurs). Très largement sanctionnée par la très grande majorité des joueurs (voir chapitres suivants) …
Tencent connaît mieux que quiconque tous les écueils qui ont conduit Ubisoft à passer de leader en gameplay, en créativité et en précurseurs. À l’état de firme frileuse, qui n’est plus à la pointe de l’innovation et qui adapte ses productions sur celles de ses concurrents. Totalement aux antipodes du vrai Ubisoft, qui a su totalement révolutionner le jeu vidéo et montrer la voie aux studios de développement du monde entier.
De la confiture donnée aux cochons ? Quelques exemples du gâchis des pépites made in Ubisoft
Quand on a la chance de s’appeler Ubisoft et d’avoir été une des firmes les plus talentueuses au monde. Avec un haut degré d’innovation, une bonne dose de gameplay révolutionné et un soupçon de French Touch. Il est totalement impardonnable d’avoir laissé les manettes à certains cadres dirigeants, totalement dans le déni et amateur dans le domaine du jeu vidéo.
Bien entendu, ce constat vaut pour quasiment toutes les firmes de jeux vidéos qui ont fait les mêmes erreurs (mettre le marketing, multiplier les réunions. Et ne pas avoir su garder ses talents, ses racines et son identité).
Pour en revenir à Ubisoft, les exemples les plus marquants sont :
- Lorsque l’on possède une mascotte comme Rayman, qu’on laisse un tel joyau rangé dans un tiroir et le champ libre à Nintendo ou SEGA pour imposer Mario – Sonic tous les trois ans. Aucune excuse n’est audible, on s’aperçoit qu’aucun connaisseur ou réel passionné ne prend les décisions dans les entreprises de jeux vidéo modernes…
- Disposer de Prince Of Persia et là aussi, avoir fait une Rayman (ne pas en sortir régulièrement) est une erreur stratégique de haut vol… Tout comme le démentellement de l’équipe d’Ubisoft Montpellier – Prince Of Persia The Lost Crown, qui rafle les prix quelques mois après (l’exemple de les mettre sur d’autres projets n’est pas non plus audible) …
- Avoir des pépites comme Soldats Inconnus, ne pas en sortir régulièrement. Ou ne pas en profiter pour en faire une branche histoire (comme le Discovery d’Assassin’s et le commercialiser à part (le proposer dans les établissements scolaires, les musées…). Sont autant de signes d’un manque de vision globale autour des licences Ubisoft
- Avoir littéralement réinventé le jeu vidéo avec les excellents Tom Clancy’s Splinter Cell (qui oserait dire le contraire ?) et les stopper la licence Splinter Cell est là aussi une preuve flagrante d’amateurisme…
- Racheter l’excellent Beyond Good & Evil sans se bouger pour sortir des épisodes réguliers (syndrome Rayman, Splinter Cell) est une fois de plus totalement incomprhésible ou logique…
Assassin’s Creed : l’autre contre-exemple emblématique d’Ubisoft
Comme Far Cry, Prince Of Persia, Rainbow Six, Rayman, Soldats Inconnus, Rayman (et désormais The Crew) : Assassin’s Creed fait partie des licences fortes d’Ubisoft. Qui ne doivent pas et qui ne peuvent pas être traitées comme des licences de jeux vidéo lambda :
- Avoir des Assassin’s Creed différents (Assassin’s Creed – Assassin’s Creed RPG), faire l’erreur de ne pas les scinder en deux (Assassin’s Creed quelque chose pour les puristes, Creed Grèce – Aztèques – Gaulois… Pour les autres) est la plus grosse erreur faite avec la licence AC
- Notamment quand d’un côté les puristes élisent Assassin’s Creed Brotherhood meilleur AC, que les autres érigent Assassin’s Creed IV Black Flag meilleur AC RPG : mais qu’AUCUN de ces jeux n’a de suite directe ou de licence scindée en deux…
Ubisoft – Yves Guillemot et certains hauts dirigeants ont une large part de responsabilité dans la chute d’Ubisoft
D’ailleurs, Yves Guillemot porte aussi sa part de responsabilité dans l’acceptation de ces dérives et ose en rajouter : en affirmant dans un rapport interne qu’Ubisoft devait être leader en DEI en 2030 / 2035… Au lieu de se taire pour entendre le signal d’alarme tiré par la très grande majorité de ses joueurs, avoir un peu de courage. Et devrait surtout être leader pour développer d’excellents jeux, plutôt qu’en inclusivité… CDFD
En plus d’écouter la très grande majorité de ses consommateurs, l’entité devrait aussi tirer les leçons de tous les flops engendrés par ce genre de propagande menées par des minorités… Car lorsque certains développeurs minoritaires se sont mis à manifester contre Ubisoft : les joueurs ont pu observer à quel point le mal était profond…
Ubisoft devra avoir le courage de taper du poing sur la table, de faire le ménage au sein de ses studios. Notamment cette minorité de dirigeants incompétents, de développeurs prenant en otage la firme et qui l’ont mise à mal pendant des décennies. Et de de restructurer comme il se doit certains de ses studios, en dégageant les éléments perturbateurs (les personnes néfastes). Avec départs anticipés et départs volontaires pour aller voir si l’herbe est plus verte ailleurs…
Ubisoft : ne pas importer les phénomènes américains et ne pas céder aux sirènes du financement de l’UE pour espérer survivre…
Générant d’énormes accidents industriels à cause du boycott des acheteurs : Bud Light, Disney, Concord, Dustborn, Unknown… Avec des milliards de pertes de Chiffres d’Affaires : bravo Sweet Baby (objectifs clairement affichés dans les objectifs de leurs rapports), le Wokisme, le financement par l’UE et compagnie…
En effet, les joueurs sanctionnent très largement les tentatives de boycott menées par la minorité woke, avec l’effet Barbara Streisand et le Review Bombing. Comme les plus de 30 millions de ventes réalisées par Harry Potter’s Hogwarts Legacy et de nombreux autres succès.
Générés par l’appel woke de boycotter un jeu, le forçage (pronoms iels, minorités, enlaidissement, inclusion…) et grâce à la solidarité de la majorité des joueurs, pour contrecarrer cet obscurantisme des temps « modernes ».
Ubisoft doit revenir aux sources, écouter ses joueurs, avoir du courage via l’exemple des studios asiatiques et ne plus céder aux lobbies
Revenir aux sources en tant que précurseurs, en redevenant leaders dans l’innovation (ne plus être suivistes…). En écoutant parfaitement ses joueurs historiques, sans céder au lobbies minoritaires (appel de l’argent facile) est la voie à suivre pour redevenir Ubisoft.
De plus, suivre l’exemple des studios asiatiques (Chine, Corée du Sud, Japon…) qui ne refusent d’un revers de main le DEI. Grâce à des personnages réellement féminins, masculins, charismatiques et assumés explique les énormes succès commerciaux (et leurs millions de ventes) ou de leurs futurs succès.
Les exemples plus ou moins récents de jeux issus des studios asiatiques sont les plus flagrants et à suivre :
- Bayonneta
- Black Myth : Wukong
- Crimson Desert
- Devil May Cry
- Lies Of P.
- Lost Soul Aside
- MadWorld
- NieR: Automata
- Phantom Blade Zero
- Stellar Blade
- Tides Of Annihilation
- Wuchang : Fallen Feathers
Ubisoft : tous les espoirs sont permis, si les leçons sont tirées
Ubisoft (cela vaut aussi pour les autres studios) doit à tout prix écouter les critiques constructives et faire preuve de compétences d’analyses vidéoludiques (ne pas isoler l’aspect commercial et marketing).
Tout comme prendre en considération les autres paramètres en compte, car si la majorité des jeux des studios occidentaux deviennent fades et ne se vendent plus comme avant. Alors que les studios asiatiques vendent désormais leurs jeux par millions en occident : c’est bien qu’ils ont su garder nos codes, ne pas écouter leurs détracteurs et mettre leurs valeurs ajoutées.
De réels espoirs subsistent, mais il faudra que l’exemple soit donné à la tête d’Ubisoft et le redescendre le plus vite possible en pyramidal. Dan le but de sauver la firme et enfin lui redonner ses lettres de noblesse tant méritées.
Car si les joueurs historiques, certains médias et influenceurs ont la dent dure : c’est que toucher à ses premiers amours que représente l’Ubisoft d’antan est forcément douloureux… Et rappelle tant de bons souvenirs passés aux côtés de « l’être » aimé : les fans d’Ubisoft de la première heure sont de grands romantiques blessés.
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